Ouvrir une cloison : les questions à se poser avant de se lancer

Abattre une cloison, c'est souvent le premier rêve quand on achète une maison. Plus de lumière, plus d'espace, une cuisine ouverte sur le salon… Mais avant de sortir la masse, quelques questions méritent d'être posées. Elles vous éviteront de vous dire, six mois plus tard : « Mince, on n'avait pas pensé à ça. »

1. Ce mur est-il porteur ?

C'est la première question. Une cloison dépasse rarement 7 à 10 cm, alors qu'un mur porteur fait en général au moins 15 cm, et souvent 30 à 40 cm dans l'ancien. Entre 10 et 15 cm, l'épaisseur ne suffit pas à trancher : certains murs en brique ou en parpaing portent avec cette épaisseur, et une cloison fine peut soutenir un plancher qui s'appuie dessus. Je regarde donc aussi le son du mur, s'il se prolonge à l'étage et dans quel sens courent les solives. En cas de doute, je fais appel à un bureau d'études structure. En appartement, l'accord de la copropriété est indispensable dès qu'on touche à la structure.

2. Qu'y a-t-il dans le mur ?

Prises, interrupteurs, tuyaux, radiateur, gaine de ventilation : une cloison cache souvent plus qu'on ne le croit. Tout cela devra être déplacé, et c'est un poste du budget à ne pas oublier.

3. Comment allez-vous vivre l'espace ouvert ?

C'est la question que je pose toujours en premier. Une cuisine ouverte, c'est convivial, mais ce sont aussi des odeurs et du bruit dans le salon. Qui travaille à la maison ? Qui se lève tôt ? Les enfants ont-ils besoin d'un coin à eux ? Parfois, une ouverture partielle, une verrière ou une porte coulissante répond mieux à la vie de la famille qu'un mur entièrement supprimé.

4. Et le chauffage, la lumière, le sol ?

Un grand volume se chauffe différemment de deux petites pièces. Les sols et les plafonds ne sont pas toujours au même niveau de part et d'autre du mur, et la trace de la cloison reste visible. Il faut penser à la reprise des sols, des plafonds et des peintures, ainsi qu'au nouvel éclairage.

Ce que j'ai fait à Yvoire

Dans cette maison, j'ai ouvert le mur entre le salon et l'escalier pour donner de la profondeur à la pièce de vie, et supprimé la cloison de l'entrée pour libérer les volumes dès l'arrivée. Avant les travaux, impossible d'accueillir quelqu'un dans cette entrée minuscule : il fallait ouvrir la porte, puis reculer dans le salon pour laisser entrer les invités. La cloison gênait tout le monde. Et pas le moindre placard pour les manteaux, encore moins un banc pour s'asseoir : les chaussures s'alignaient dehors, sur un meuble à chaussures. Aujourd'hui, la cloison a disparu, et des placards sur-mesure à portes miroir accueillent manteaux et chaussures.

Mon conseil

Avant d'ouvrir, faites dessiner plusieurs scénarios sur plan. C'est exactement ce que je propose avec l'accompagnement Impulsion : trois plans 2D pour comparer les options, avant le moindre coup de masse.

Vous rêvez d'ouvrir un mur chez vous ? Parlons-en lors d'un appel découverte de 30 minutes, offert.

Amandine CHARTON

Je suis Architecte d'intérieur et fondatrice de Maison AK en février 2026 - Mon approche est centrée sur l'humain - je cherche à connaître et à comprendre chaque membre du foyer afin de répondre à leurs besoins en tenant compte de la façon de vivre et des rythmes de chacun.

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